préoccupations augmentation mammaire implants

Les femmes qui envisagent une augmentation mammaire se posent plusieurs questions concernant le déroulement de la chirurgie, les complications éventuelles et le résultat final. A l’évidence, effectuer une consultation préopératoire reste le moyen le plus efficace de dissiper ses doutes. Mais si vous avez la flemme de vous déplacer, voici un début de réponse à vos préoccupations.

Est-ce-que j’aurai mal après l’opération ?

L’augmentation mammaire n’est pas une intervention douloureuse, en particulier si l’implant est inséré en position sous-glandulaire. Pour éviter tout inconfort, la plupart des patientes prennent des analgésiques pendant un à trois jours après l’intervention. Elles seront en mesure de reprendre leurs activités habituelles au bout de la troisième semaine.

Est-ce-que ma poitrine aura l’air artificielle ?

Selon l’idéal esthétique prôné par les chirurgiens, le résultat d’une augmentation mammaire par implants doit rester discret. Ça tombe bien, parce que la plupart des patientes préfèrent que leur augmentation mammaire passe inaperçue auprès de leur entourage. Pour y arriver, le médecin dispose d’un large choix de prothèses. Celles-ci varient par le volume (de 150 jusqu’à 600 ml), la forme (ronde ou anatomique), le degré de projection et la nature du contenu (gel de silicone ou sérum physiologique). Tous ces paramètres doivent être ajustés pour répondre aux désirs de la patiente et lui offrir un résultat naturel et harmonieux…tout en tenant compte des détails morphologiques (silhouette, état de la peau…).

Par ailleurs, l’implant mammaire reste pratiquement imperceptible à la vue et au toucher, en particulier lorsqu’il est associé à un lipofilling de la poitrine.

Augmentation des seins par prothèses : existe-t-il un risque pour la santé ?

Le scandale des prothèses PIP à la fin des années 2000 et le moratoire imposé aux implants texturés en 2019 font que les patients s’inquiètent de plus en plus concernant la sûreté de l’augmentation par prothèses. Jusque-là, seules les prothèses à enveloppe texturée, commercialisées par Allergan sous le nom de « Biocell » présentent un risque tangible. D’ailleurs, ce type d’implants a été rapidement retiré du marché à cause d’une incidence anormale de lymphome anaplasique à grandes cellules (un cancer rare qui affecte le système immunitaire).

Pour le reste, et comme il s’agit d’une intervention chirurgicale, on n’est jamais à l’abri de complications postopératoires comme l’infection ou la phlébite. Ces risques sont toutefois exceptionnels, surtout si la chirurgie est confiée à un médecin rigoureux et compétent. Suite à l’implantation de prothèses mammaires, la complication la plus fréquente est la contracture capsulaire qui nécessitera une chirurgie de révision.

Par ailleurs, l’implant risque de se fissurer à cause de l’usure ou suite à un traumatisme. Il devra alors être remplacé, même s’il ne s’agit pas toujours d’une urgence médicale.